Carlisle : Alors Ambre, qu'est ce qui t'a ammené à Forks ? Parle-nous un peu de toi.
Ambre : Hmmm, par où commencer ? Avant d'arriver ici, j'étais en Angleterre où je vivais avec un clan, près de Londres. J'y était restée 8 ans avant de partir. Je n'aime pas m'établir à un endrois donc je voyage beaucoup, vivant avec le clan environnant, si j'en rencontre un. Je commençais à m'ennuyer là-bas, alors j'ai cherché un autre endrois très peu ensoleillé pour vivre un peu en extérieur. On m'a conseillé de venir ici. Je n'étais jamais revenue aux Etats-Unis, donc c'était une bonne occasion de redécouvrir le coin.
Esmée : Tu vivais ici avant ?
Ambre : Avant, hmmm, je ne sais pas. Enfin, c'est ici que je me suis réveillée... en tout cas.
Alice : Tu ne te rappelles plus ?
Ambre : (je hochais la tête en signe de négation)
Alice : Tu n'as plus aucun souvenir de ton ancienne vie ?
Je leur narrai alors les premiers moments de ma seconde vie. Non, aucun. Aucun souvenir. Je ne me rappellais même plus de mon nom. Lorsque je m'étais réveillée, j'étais étendue sur un lit, dans une vaste maison. Il n'y avait personne à part moi. Cependant, elle était meublée et permettait d'y vivre confortablement. Lorsque je me réveillai ma gorge me brulait. J'avais la désagréable sensation de soif ardente. Je trouvai près du lit, sur une table de chevet, un grand verre rempli d'une boisson rouge. Je ne sais pas trop pourquoi, mais j'avais irrévocablement envie de le boire et ce jusqu'à la dernière goutte. Après m'être ressourcé, je me sentais apaisée. Ma gorge et mon esprit semblaient repus. Ensuite, par réflexe, je pense, j'avais cherché à me nourrir. Les placards étaient pleins. J'avais alors pris quelque chose, mais je n'arrivais pas à l'avaler. Le goût était infecte. Je pensais alors que c'était avarié, moisi, ou les deux. Je quittai la maison pour chercher à savoir où j'étais. La ville s'appelait Chicago. Je me suis mise, ensuite, à demander à toutes les personnes que je rencontrais si elles me connaissaient, si elles m'avaient déjà vu, mais rien. J'étais inconnue. Je retournai alors à la maison où je m'étais réveillée, sur la boite aux lettres était inscrit le prénom d'Ambre, que j'ai alors décidé d'adopter. J'attendais sur le perron en espérant voir quelqu'un revenir et pouvoir l'interroger, trouver des réponses. Mais personne n'est venu. La nuit tombée, je n'ai pas compris ce qui m'arrivait. Je sentais comme des pulsions me parcourir à chaque fois qu'un passant traversait la rue. Je me suis alors enfermée à l'intérieur... mais c'était bien plus fort que moi. Je sentais une odeur agréable, sensuelle, et si douce. J'avais suivi ce parfum jusqu'à trouver une femme qui se promenait alors par là. Je ne pouvais pas me retenir. J'étais comme... possédée. Une frénésie s'était emparée de moi. Ce n'est lorsque je l'ai vidée de son sang que j'ai retrouvé mes esprits et que j'ai compris ce que j'étais. Je cherchais de l'aide, mais c'était trop tard. J'avais propagé une vague de terreur dans la ville. Je suis partie. Dans ma fuite, j'ai pu rencontrer un clan d'êtres comme moi. Ils m'ont « élevé » si je puis dire. J'ai appris à me contrôler et à anticiper mes vagues de soif. Aujourd'hui, je prends garde. J'ai choisi de ne pas attaquer n'importe quel humain. Je me contente de malades ou de désespérés. J'arrêtai mon histoire ici. Ce fut Esmée qui poursuivit.
Esmée : Ca a déjà dû être très dur pour toi.
Jasper : Tu as beaucoup de courage, Ambre.
Ambre : Merci. J'ai cru savoir que vous ne vous nourrissiez que du sang des animaux. Pourquoi ? Cela doit être si dur, également. Il vous faut certainement énormément de volonté.
Carlisle : Au début, ça n'a pas été facile, comme tu peux t'en douter. Mais nous refusons d'être des monstres, ne sous-entends pas là que tu en sois un. Nous considérons les humains comme nos égaux, nous refusons donc de s'en prendre à eux. De plus, avec le temps, on s'est habitué.
Jasper : Nous resentons beaucoup moins ce besoin. Nous arrivons même à vivre au milieu d'eux.
Ambre : C'est un choix de vie.
Un instant de silence se serait installé dans la conversation si Alice n'avait pas été là.
Alice : Tu comptes rester ici longtemps ?
Ambre : A vrai dire, le temps de trouver un repas. Mais je ne souhaite pas vous attirer d'ennuis. Je pense que je vais partir et changer de région.
Esmée : Déjà ? Mais tu viens d'arriver.
Ambre : Je préfère le faire maintenant, avant d'avoir si soif qu'il me faudra m'attaquer au premier venu. (rire)
Esmée : Tu me diras, c'est bête, mais tu as l'air si jeune, et j'ai un peu l'impression de voir ma fille partir en te voyant ainsi.
Ambre : (rire) C'est gentil, mais vous savez j'ai... 104 ans ? Oui, à peu près.
Alice : Cependant tu as l'air d'en n'avoir que 17, et Esmée est très mère poule, il faut la comprendre.
Esmée : J'ai gardé ça de ma vie d'humaine. Que veux-tu Alice ?
Alice : Et puis tu sais, Ambre, si tu restais, nous pourrions t'aider à trouver des informations sur ton passé. Moi aussi je ne me rappelais de presque rien, mais nous avons réussi à reconstituer des parties.
Jasper : Et je suis sur que ça ferait plaisir à tout le monde de voir un visage différent.
Carlisle : Cependant, on doit t'avertir d'une chose, si tu décides de rester parmis nous, il faudra que tu sois végétarienne. Par ailleurs, tu devras vivre également entourée d'humains, comme nous, car nous ne pourrons pas cacher ta présence dans une si petite ville, à part si tu veux rester enfermée.
Ambre : Je ne sais pas si je pourrais...
Carlisle : Mais comme l'a dit Alice, on pourrait t'aider à retrouver ton passé. Nous ferons tout ce qui ce nécessaire de faire. Et tu pourrais rester ici aussi longtemps que tu le souhaites.
Esmée : (rire) Allons Carlisle, ne l'assome pas tout de suite, elle vient d'arriver. (se tournant vers moi) Tu n'es pas obligée de nous donner ta réponse tout de suite. La nuit porte conseil, même si nous ne dormons pas. (rire)
Ambre : Merci, c'est très gentil. Je crois que... je vous donnerai ma réponse demain matin.
Jasper : Fais comme tu l'entends.
Alice : Sache que tu seras ici comme au sein de ta famille et que l'on t'accueillera à bras ouverts.
Carlisle : Nous avons une chambre à ta disposition, si tu le souhaites. Alice ? Que dis-tu de lui montrer ?
Cette dernière se leva, un grand sourire aux lèvres.
Alice : Suis moi !
Elle me prit par le bras et m'entraina à la suivre. On prit un grand escalier qui nous menait à l'étage. Là, elle me présenta les différentes pièces. Les espaces personnels des Cullen (ou « chambres » si vous préférez), le bureau de Carlisle et quelques salles que s'appropriaient la famille comme un vaste atelier qui appartenait à Esmée. Alors que celle-ci continuait à s'avancer dans le hall de sa démarche dansante, je m'arrêtai devant l'imposant crucifix en bois sombre sculpté qui contrastait avec le mur blanc sur lequel il était accroché. Alice s'en aperçu et revint vers moi.
Alice : C'est un souvenir du père de Carlisle. Nous le gardons par nostalgie, plus que pour quelqueconque signification.
Ambre : Il est magnifique.
Alice : Oui, c'est vrai.
Elle m'emmena ensuite dans une pièce éclairée baignée par le soleil couchant qui traverssait une grande baie vitrée. Le balcon offrait une magnifique vue sur la forêt. L'espace était meublée d'un divant blanc capitonné, ainsi que d'un bureau avec son ordinateur, d'une télévision inscrusté dans le mur et d'un meuble vide avec une chaine radio. Alice me fit remarquer qu'il y avait également une pendrie où je pourrais ranger mes affaires.
Alice : C'était la chambre d'Edward. Elle est très mignonne.
Ambre : Ca ne le dérange pas que je prenne sa pièce ? Je ne voudrais pas...
Alice : Ne t'inquiètes pas, il a emménagé dans une autre salle, plus grande, avec Bella et leur fille Renesmée.
Ambre : Leur fille ?!
Alice : Oui, mais ce n'est pas une vraiment une vampire. Bella était encore humaine quand elle l'a mise au monde, ce n'est qu'après qu'elle fut transformée. Alors en quelque sorte, c'est légal.
Ambre : Je vois.
Alice : Si tu as besoin de quoi que ce soit, dis-le moi.
Ambre : Merci.
Elle se retira alors de son pas dansant en fermant la porte derrière elle. Je regardais la pièce autour de moi : elle était spacieuse, simple, mais quelque part chaleureuse, à l'image de cette famille. Je me dirigeai vers le balcon où je m'assis, balançant mes jambes dans le vide. Je n'eus pas le temps de me perdre dans mes pensées que j'entendis quelqu'un frapper à la porte. Je me levai d'un bond et alla ouvrir. Je me retrouvai alors nez à nez avec l'ancien propriétaire de la pièce. Il était appuyé au cadre de la porte et arborait un beau sourire.
Edward : Alors, comment tu trouves la chambre ?
Ambre : Très acceuillante et très jolie. J'aime beaucoup.
Edward : Tu pourras la garder si tu restes.
Ambre : Merci, c'est très aimable.
Edward : C'est normal. Désolé de ne pas avoir été très acceuillant tout à l'heure, mais avec Renesmée dans les pieds, ce n'est pas toujours évident. (rire)
Ambre : Ce n'est rien, ne t'en fais pas.
Edward : Bon, j'étais juste passé voir si tu te sentais à ton aise ici.
Ambre : C'est le cas. Merci de t'en soucier.
Edward : De rien. Et bien, passe une bonne soirée. On attend tous ta réponse demain.
Ambre : Je serai au rendez-vous. Bonne soirée.
Gentil, ce garçon. Après qu'il soit parti, j'allai m'étendre sur le divan. Je laissai mon regard divaguer vers le ciel ténébreux. La nuit était tombée. Un doux vent faisait danser les arbres. La pluie chantait telle une berceuse.
Pourquoi devrais-je rester ? Si je choisis cette voie, je devrais être végétarienne. Végétarienne ? C'était une blague. J'avais déjà fait l'expérience, une fois. C'était dans les Balkans, au début du XIXème siècle. J'étais dans un clan avec quelques êtres de mon âge. Un jour, nous avions fait un pari : celui ou celle qui tiendrait un mois sans attaquer d'humains. Nous étions trois. Le premier n'avait pas tenu une semaine. Le deuxième était bien plus fort que je le pensais. Durant une semaine, quinze jours, un mois, nous nous étions ressourcés du sang des bêtes. Nous ne ressentions pas la faim, mais nous n'étions jamais totalement satisfait. Cependant, c'était plus une endurance psychologique que physique. Pour terminer le jeu, on décida de sortir en ville le lendemain pour se confronter aux éphémères. Le gagnant serait celui qui reviendrait la nuit tombée sans avoir fait de victime. Le cas échéant, il y aurait deux exequo. De mon côté, j'étais déjà très éprouvée par ce mois passé. L'odeur du sang que le perdant prenait pour diner embaumait rapidement l'air et droguait l'esprit. Le manque se faisait ressentir. Il était difficile de résister à la tentation. L'assouvisment d'un besoin naturel, non-nécessaire. Mais j'acceptai le nouveau défit. Le matin, je me baladai dans les ruelles de la ville. Il n'y avait personne. Ca serait facile, du moins, c'est ce que je croyais. Je tournai la rue et me retrouvai dans une impasse, alors je revins sur mes pas, or, au milieu de mon parcours, un homme attrapa mon bras. « t'es mignonne toi » furent ses mots. Je me détachai de son étreinte d'une aisance qui le troubla. J'essayai m'enfuir aussi rapidement que le ferait un humain, mais ses sbires se mettaient en travers de ma route. « tu ne vas pas nous faussez compagnie aussi rapidement » dit un autre homme. Un doux vent traversa la place et éloigna les nuages qui alors cachaient le soleil. Alors que ma peau devenait aussi resplendissante que des milliers de diaments, ils découvrirent ma nature.
- C'est un vampire !, dit l'un d'eux
- Attrapez la ! On la torturera pour nos femmes et nos enfants qui sont morts et on la brulera !, dit le chef.
Ils m'encerclèrent et m'empoignaient tous un membre. J'aurais pu m'enfuir aisément, mais il ne fallait pas les effrayer. Ils ne fallait pas qu'ils sachent quelle force, quelle vitesse, quel pouvoir nous avons. Jusqu'où nous les dépassons. Ils se mettraient à nous chasser d'autant plus. Nous n'aurions plus de repos. Je les laissai alors m'attraper. Je pouvais ressentir la haine qui les animait. Ils m'emportaient dans un lieu qui semblait être leur repère et m'enfermèrent dans une cage. Ils s'affairèrent à trouver de quoi me torturer : des cordes, des pieux, de l'eau bénite... que sais-je encore. Comme si cela pouvait me blesser. Je vis alors un des hommes rapporter un poignard. Je craignais le pire, pour eux. Je leur conjurai d'une voix larmoyante :
- Laissez-moi partir...
Ils riaient tous.
- Tu vas payer pour toute ta race.
- Pitié, laissez moi partir...
- Et toi ? Tu as eu de la pitié pour toutes les victimes que vous avez dévorez ?!
J'étais à bout de force. Malgré la sueur qui enpestait la pièce, je pouvais sentir leur odeur. Ce parfum suave de sang humain. Je sentai déjà le contrôle m'échapper.
- Laissez moi partir, je ne vous ferai rien... pour votre salut, laissez-moi partir...
Ils riaient d'autant plus. L'un d'entre eux jouait avec son poignard qu'il faisait tourner entre ses doigts. Malheureusement, il se coupa.
- Aïe !
- Ca va ?
- Ouais, c'est rien...
C'était trop tard. Pauvres imbéciles. Je les avais prévenu. Lorsque je sentis ces quelques gouttes, j'étais hors de moi. Hors de mon état calme et impassible d'ataraxie. Ce fut un carnage. Il ne restaient que des lambeaux de la cage superficielle qui m'entourait. Il ne resta plus une odeur. Il ne resta plus un homme. Pour effacer les traces, je mis feu à la maison. Il ne fallait pas que les corps soient retrouvés, ni qu'on sache comment ils étaient morts. Ils feraient parti des disparus.
Je m'en rappelle encore. Nous autres, nous avons une mémoire éternelle. C'était un vrai massacre. Je me suis détestée longuement après ça, mais après réflexion, je ne pouvais pas faire autrement. Ces humains étaient si entêtés à se croire les plus forts. Mais je ne pouvais pas recommencer. Depuis cette histoire, je me tiens loin des humains, comme presque nous tous. Alors décider de rester ne serait qu'augmenter le risque qu'un tel événement se reproduise. Et ça, je ne le consevais pas. Quelle idée de mettre le lion au milieu des agneaux ?
Vivre entourée d'humains. Ne serait-ce que pour leur sang, cela était suicidaire. Du sado-masochisme. Et puis, je me connais. Je ne pourrais vivre près d'eux. Leurs comportements, leurs attitudes, leur façon d'être. Beaucoup de choses m'exaspéraient. Pour l'amour de l'humanité, j'ai renoncé à me comporter comme un monstre sanguinaire. Mais ces êtres m'avaient dégoutés par leur m½urs. Je ne me voyais pas vivre au milieu d'eux.
Non. Définitivement. Rien ne me retenait ici.
Cependant, certaines paroles des Cullen avaient retenues mon attention. Si tu restais, nous pourrions t'aider à trouver des informations sur ton passé. Mon passé, ma vie d'avant, ma vie d'humaine. Tout cela était étrangement loin. Je n'avais plus aucun souvenir. Il ne me restait plus rien, comme si cette partie de moi n'avait jamais existée. Les éternels que j'avais pu rencontrer me firent part de leur étonnement par rapport à ce fait. Très peu avaient gardé des souvenirs précis de leur précédente vie, mais ils avaient tous quelques réminiscences, si petits soient ils. Alors que moi, je n'avais plus rien. Cela ne m'avait jamais fait obstacle jusqu'à lors et ne m'en ferait certainement jamais. Mais cette abscence, ce manque, ce défaut... je n'avais pas l'impression d'être tout à fait entière sans cette autre part de moi. La mineure. Celle qui était morte mais dont quelques bribes soufflaient encore une bise de compassion, de douceur, de pitié, de sensibilité... de sentiments éphémères.
Nous ferons tout ce qui ce nécessaire de faire. Cette famille semblait dévouée. Je ne les connaissais pas, pourtant. Et eux non plus je suppose. Malgré tout, ils avaient l'air concerné par ma cause, surtout Alice et Carlisle. C'était touchant. Tu pourrais rester ici aussi longtemps que tu le souhaites, tu seras ici comme au sein de ta famille. Ce clan avait définitivement gardé un caractère humain que je n'avais que très rarement retrouvé chez mes semblables. Cette chaleur qu'ils diffusaient formaient un nid, un cocon douillet autour de leurs membres. Ils semblaient particulièrement protecteur les uns envers les autres pour constituer une belle fratie solide. J'avais pu observer ce comportement chez certains humains.
C'était à Berlin. Là, une petite mamie vivait à l'Ouest du mur qui séparait l'Allemagne. Avant de prendre le train pour passer à l'Est, elle ramassa dans son jardin des petites fraises qu'elle avait cultivé avec amour et qu'elle mis dans un petit panier. Ces petites fraises, elle les avait fait pousser pour les offrir à ses petits enfants, qu'elle n'avait jamais vu. « Comme ils seront contents » disait-elle. Cette petite mamie aimait sa famille. Elle avait laissé son mari pour traverser le mur dans un train civile. Ce qu'elle ne savait pas, c'est que de l'autre côté du mur, à l'Est, ils n'étaient pas dans la nécessité, contrairement à l'Ouest. Il n'y avait pas de blocus de l'autre côté. Des fraises, ils en mangeaient tous les jours, des quantités. Je ne sais pas ce qui arriva à cette femme, une fois qu'elle fut passée de l'autre côté. Cependant, j'ai toujours gardé en mémoire cette dévotion, cette ferveur, cet amour sans borne de cette petite femme. Ces rares éléments, dont cette petite mamie faisait partie, sauvaient un peu leur race par leurs actions qui pourraient faire oublier les abominations de la majorité. J'avais l'impression de la retrouver un peu, chez les Cullen. Ils donnaient tout, pour leur famille. Et d'un côté, ils sauvaient également l'image que les autres buveur de sang avaient donné de nous.
Ce clan était définitivement différent de tous ceux que j'avais pu rencontrer.
Les premiers rayons du soleil traversaient la pièce pour me sortir de ma médiation. C'était l'heure. Après une longue nuit de réflexion, à peser le pour et le contre, j'avais fait mon choix. J'espérais maintenant que c'était le bon et que je ne faisais pas une erreur. Je descendis retrouver la famille qui semblait déjà m'attendre dans le salon. Ils étaient tous réunis, similairement à mon arrivée. Chacun semblait attendre avec impatience ma réponse, mis à part Alice et Edward, qui semblaient confiants et arboraient un sourire assuré.